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Politiques agroalimentaires et la faim dans le monde

Politiques agroalimentaires et la faim dans le monde

Agrimonde-Haïti a pour mission d'informer les internautes sur les politiques agroalimentaires, l'énergie et le développement durable ainsi que les avancés scientifiques dans ces domaines. Il vise la diffusion des informations sur l’évolution de la sécurité alimentaire et former les opinions sur la faim dans le monde et sur tous les sujets connexes. Agrimonde a aussi pour mission de mener des actions concrètes visant a éradiquer la faim.

Quand la SHAISA œuvre pour une filière de tomate en Haïti

Fondée en 1976 par Jerry Moura, la Société haïtienne agro-industrielle S.A. se lance pour une seconde fois dans la transformation de la tomate. Avec la présence du Group Cassis et un financement de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et de la Banque interaméricaine de développement (BID), cette institution, en plus de la mise en boîte du jus de tomate, monte une usine de transformation de la tomate fraîche. Plus de 2 000 planteurs alimentent cette usine.

Quand la SHAISA œuvre pour une filière de tomate en Haïti
Quand la SHAISA œuvre pour une filière de tomate en Haïti
Quand la SHAISA œuvre pour une filière de tomate en Haïti
Quand la SHAISA œuvre pour une filière de tomate en Haïti

A la faveur de la Société haïtienne agro-industrielle S.A., environ 100 ha de terre de la Plaine du Cul-de-Sac produisent de la tomate. Les responsables de cette entreprise, avec cette initiative, comptent développer une filière de tomate dans le pays. Plusieurs activités sont déjà effectuées en ce sens. Une usine de transformation moderne avec tous les équipements nécessaires est montée. Cette entreprise contient, entre autres, une usine de mise en boîte, une station de lavage, de contrôle, de broyage et de filtration. Elle dispose également d’un évaporateur, de matériels de pasteurisation et d'espaces de stockage. Des études réalisées révèlent qu’environ 850 ha sont aptes à recevoir cette culture. Et pour l’instant, l’Association nationale des producteurs agricoles pour l’avancement de l’agriculture en Haïti (ANAPAAAH) travaille de concert avec les responsables de cette usine.

Jusqu’en 2013, la compagnie n’a produit que sous le label de FAMOSA. Désormais, la SHAISA produit de la tomate concentrée sous trois labels. En plus de la FAMOSA qui est la principale marque de l’usine, elle produit de la pâte de tomate la Perla sous plusieurs formes. Elle fabrique également pour le compte de l’huilerie nationale sous le label de Gourmet. Aussi la société haïtienne façonne le Ketchup, du jus de Famosa et de la sauce piquante. Les responsables parlent de plusieurs autres compagnies qui les ont contactés pour fabriquer d’autres produits sous d’autres labels. Ces activités sont le fruit d’un projet pilote monté entre la SHAISA, la BID et la USAID. Selon le manager de l’entreprise, Dr Georges Cassis, il s’agit d’un projet sur cinq ans et les premiers résultats sont plutôt satisfaisants. L’entreprise qu’il dirige, soutient-il, est en train de promouvoir une filière de tomate en Haïti. La présence de l’usine est un catalyseur pour cette culture. La tomate, de l’avis de plus d’un, est une denrée rentable. M. Cassis affirme qu’il achète la tonne de tomate au prix fort. « Nous achetons la tonne jusqu’à 100 dollars américains, ce qui est de loin supérieur au prix de ce produit à l’échelle internationale », fait-il savoir.

Le projet pilote est, à bien des égards, une réussite soutient le manager de l’entreprise. Mais, tout n’est pas fini. La tomate est un fruit saisonnier, hautement périssable et délicat à manipuler, relativement fragile à transporter, à conditionner et à conserver. La SHAISA, pour être vraiment l’ancre de la filière, doit se munir d’un appareil aseptique. C’est à partir de ce dernier que l’entreprise pourra conditionner et conserver le concentré de tomate pendant plusieurs mois, voire des années. « On ne peut pas faire la filière de tomate si on ne peut pas conserver le concentré », raconte M. Cassis. Réaliser du concentré de tomate peut donc constituer une excellente opportunité d’affaires, non seulement pour l’entreprise mais également pour les petits agriculteurs qui verront leur production valorisée et leur revenu augmenté. Sans l’asepsie, l’entreprise ne produit que pour le marché local.

Tenant compte que la SHAISA vise également l’exportation, il s’avère obligatoire qu’elle détienne cet outil. Si tout marche bien, à partir de l’année prochaine, selon Georges Cassis, l’usine doit être prête à recevoir de la tomate en provenance de plusieurs recoins du pays dont la région des Palmes. Les responsables de cette entreprise se disent déterminés à soutenir cette culture qui devrait avoir une incidence positive sur la balance commerciale du pays.

Source : Le Nouvelliste

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