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Politiques agroalimentaires et la faim dans le monde

Politiques agroalimentaires et la faim dans le monde

Agrimonde-Haïti a pour mission d'informer les internautes sur les politiques agroalimentaires, l'énergie et le développement durable ainsi que les avancés scientifiques dans ces domaines. Il vise la diffusion des informations sur l’évolution de la sécurité alimentaire et former les opinions sur la faim dans le monde et sur tous les sujets connexes. Agrimonde a aussi pour mission de mener des actions concrètes visant a éradiquer la faim.

La présence des coopératives, un booster pour la production du cacao dans le Nord

Les coopératives ont une incidence positive sur la production du cacao dans le département du Nord. Ces entités soutiennent cette filière à tous les niveaux. Des barques de fermentation et des tables de séchage se sont installées un peu partout dans ce département. Ce qui permet aux producteurs d’avoir le contrôle du marché.

La présence des coopératives, un booster pour la production du cacao dans le Nord
La présence des coopératives, un booster pour la production du cacao dans le Nord
La présence des coopératives, un booster pour la production du cacao dans le Nord
La présence des coopératives, un booster pour la production du cacao dans le Nord

C’est une constante. Une évidence. Peu à peu, le cacao est en train de surpasser le café dans les milieux montagneux du département du Nord. Au cours de ces dernières années, cette filière ne cesse d’attirer l’attention des producteurs. Une amélioration continue est alors observée au niveau des exportations et les producteurs se sentent de plus en plus concernés. Le temps des spéculateurs est révolu. Les producteurs prennent le contrôle. Désormais, ce sont ces gens qui fixent le prix de cette denrée sur le marché local. Le gros profit de cette culture est au compte des cultivateurs. Pour y arriver, des organisations non gouvernementales locales et internationales viennent en appui aux producteurs. Mais tout cela n’aurait pas été possible sans la présence des coopératives. Ces organisations ont réalisé d’importants travaux dans le secteur. Grâce à ces entités, le cacao haïtien est passé d’un produit de bas de gamme, échangé à vil prix et exploité par des spéculateurs, à un cacao de haut de gamme au bénéfice des planteurs.

De 2014 à nos jours, le cacao haïtien est vendu au prix fort sur le marché international. Certaines fois, le coût du cacao en provenance du pays est de loin supérieur au prix fixé par les bourses de New York et celles de Londres. Selon les chiffres de ces deux bourses, le prix de la tonne du cacao varie entre 2 000 et 3 000 dollars américains. Grâce au support de Lutheran World Relief (LWR) et de plusieurs autres organisations non gouvernementales, la Fédération des coopératives cacaoyères du Nord (FECCANO), qui est présente dans six communes du département du Nord à travers sept coopératives de producteurs, arrive à sécuriser jusqu’à 4 000 dollars la tonne. Si l’on en croit Chéry Wegbert, officier de suivi et d’évaluation du projet de création d’alliance dans le cacao pour améliorer l’accès et l’organisation en Haïti. En plus de cela, FECCANO reçoit des primes de qualité allant jusqu’à 200 dollars par tonne et des primes de certification qui, certaines fois, atteignent jusqu’à 2 000 dollars la tonne. Cette fédération est présente à Milot, à la Plaine du Nord, à Borgne, à Port-Margot, à Bahon et à la Grande-Rivière du Nord.

Dans chacune de ces communes, il existe une coopérative, mais à Borgne il y en a deux. Ces entités comptent plusieurs centaines de producteurs. C’est le cas de la Coopérative agricole des planteurs unis de Port-Margot (CAPUP) qui compte plus de 500 membres actifs. Ces derniers produisent du cacao et le vendent à la coopérative qui, après le processus de fermentation et de conditionnement, l’achemine à la FECCANO en vue de l’exportation. Dans ce cas, les coopératives, avec le support de certains partenaires, interviennent à tous les niveaux de la chaîne de production. Elles sont actives dans tout le processus de régénération qui comporte, entre autres, la taille sévère, la taille de formation et la taille de production. Comme la régénération ne concerne pas que les tailles, ces organisations prennent une part active dans la revitalisation des champs. Ainsi, elles interviennent au niveau de l’émondage des arbres de couverture et au niveau du contrôle d´intensité des plantes pour s’assurer que tout soit fait selon les règles de l’art. Ces opérations, selon Jacques Joseph, un producteur de Port-Margot, ont une importance capitale sur le rendement des parcelles. Aussi, permettent-elles, selon, lui, d’augmenter le revenu de l’ensemble des acteurs évoluant dans cette filière.

Ces initiatives sont d’autant importantes qu’elles ne se limitent pas au niveau de la production. Après la récolte, le travail des coopératives continue. C’est là que commence le processus de fermentation. À ce niveau, les coopératives sont équipées au moins d’une barque de fermentation, d’une table de séchage et d’un entrepôt. Le fait de contrôler tout le processus a permis aux coopératives d'avoir le contrôle du marché. C’est, dit-on, un plus pour la filière. Selon les données de la FECCANO , bien que les revenus des agriculteurs demeurent encore faibles, les paysans des régions productrices du cacao sont moins pauvres que ceux des autres régions du pays. Abondant dans le même sens, Luc Justin Vincent, membre de la Coopérative agricole des frères unis de Petit-Bourg de Borgne (CAFUPBO), avoue qu’il vit essentiellement de cette production. « Mes champs me donnent deux rendements par année et je gagne entre 10 000 à 15 000 dollars américains annuellement dans cette filière », a-t-il précisé.

Source : Le Nouvelliste

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