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Politiques agroalimentaires et la faim dans le monde

Politiques agroalimentaires et la faim dans le monde

Agrimonde-Haïti a pour mission d'informer les internautes sur les politiques agroalimentaires, l'énergie et le développement durable ainsi que les avancés scientifiques dans ces domaines. Il vise la diffusion des informations sur l’évolution de la sécurité alimentaire et former les opinions sur la faim dans le monde et sur tous les sujets connexes. Agrimonde a aussi pour mission de mener des actions concrètes visant a éradiquer la faim.

Après Matthew, une première récolte de haricot plutôt réussie pour Cavaillon

Après Matthew, une première récolte de haricot plutôt réussie pour Cavaillon
Après Matthew, une première récolte de haricot plutôt réussie pour Cavaillon
Après Matthew, une première récolte de haricot plutôt réussie pour Cavaillon
Après Matthew, une première récolte de haricot plutôt réussie pour Cavaillon

À Bercie, ils étaient plusieurs dizaines de cultivateurs, le 14 mars dernier, dans des champs situés dans les parages du système d’irrigation de Dory, à récolter le haricot. C’est un ouf de soulagement pour ces planteurs dont une grande partie a vu toutes ses économies emportées par l’ouragan Matthew. En pleine période de soudure, cette récolte va permettre aux gens de faire face à l’insécurité alimentaire qui sévit sur cette partie d’Haïti.

À peine récoltés, ces produits sont déjà sur le marché. Ce qui contribue déjà à une diminution des coûts du haricot dans cette région. Selon ces cultivateurs, le prix de la marmite de haricot est passé, dans une semaine, de 350 à 300 gourdes. Pour cette année, le rendement, malgré les méfaits du cataclysme, a, si l’on en croit les agriculteurs, de loin été supérieur aux attentes. « C’est mieux que l’année dernière », a estimé OzitheThélimar, une cultivatrice de Bercie. Tandis qu’elle travaille la même parcelle, la mère de famille a confié au journal que sa récolte devrait être double par rapport aux années écoulées. C’est le même son de cloche avec Richard Expérience. Toute une machine, a-t-il soutenu, a été orchestrée pour la réussite de cette campagne d’hiver qui est d’une importance capitale pour toute la partie irriguée du département du Sud.

Le ministère de l’Agriculture, par le biais du projet de Renforcement des services publics agricoles (RESEPAG), a mis le paquet. 1,3 million de dollars américains a été mobilisé pour venir en aide aux cultivateurs dont les champs sont irrigués à partir du système d’Avezac de Camp-Perrin et de Dory-Cavaillon. L’apport des responsables était à tous les niveaux. Du labourage à l’irrigation en passant par les semences et les fertilisants, tout a été pris en compte. Des techniciens et des machines lourdes ont été mis à la disposition des planteurs. De surcroît, de nouvelles techniques agricoles inculquées. Ce qui prouve que les résultats obtenus sont le fruit d’un travail bien pensé. Les techniciens du projet se montrent satisfaits des premières retombées d’une telle initiative. C’est le cas, Michel Sylvestre Azar, responsable de l’environnement dans le cadre du projet RESEPAG, soutient que ces résultats sont le fruit de lourds sacrifices. Tout comme les cultivateurs, l’agronome avoue qu’il n’a pas été facile de faire la gestion de l’eau au niveau du périmètre Dory-Cavaillon. Certaines fois, les associations d’irrigants ont été dépassées par la tournure des choses. Les planteurs se trouvant en amont du système ont monopolisé l’eau et ceux en aval en souffraient énormément. Les dirigeants attendent, confie M. Azar, encore les retombées dans les différents marchés publics. Le coût du haricot devrait, soutient-il, continuer à chuter. D’autant que ces travaux ne concernaient pas que le système Dory-Cavaillon.

Le mécanisme allégé d’incitations mis en place a valu, au niveau des deux systèmes pris en compte, à 3 060 producteurs de bénéficier de 105 tonnes de semences de haricot, de 9 000 sacs de 100 livres d’engrais et de services de labourage des sols pour mettre en valeur une superficie totale de 1 565 hectares. Pour l’instant, la priorité est accordée à la campagne de printemps, qui d’ailleurs est déjà lancée. Dans le département du Sud, ce projet financé par la Banque mondiale va s’étendre. RESEPAG va être à l’œuvre dans six communes de cette région. Mais, contrairement à la campagne d’hiver, pour la grande campagne, les concepteurs prennent aussi en compte les zones sèches. Ainsi, en plus du haricot, d’autres denrées sont sélectionnées. Ce qui implique que le nombre de bénéficiaires va augmenter ainsi que la production dans cette partie du pays.

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